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Marguerite DELORME

1876-1946

Le Fileur de laine à Fez

Fusain sur papier cartonné

39 x 59 cm

Signé, daté, situé en bas à droite : Marguerite Delorme, 1929, Fez.

Marguerite Delorme

Marguerite Anna Rose Delorme est née en 1876 à Lunéville de Léonie Antoni (1853-1944) et de Edmond Delorme, médecin militaire et notable local.

Dans les années 1890, l'accès des femmes à l'école des Beaux-Arts étant toujours interdit, elle est élève à l’Académie Vitti et suit les cours de Luc-Olivier Merson, Raphaël Collin et Paul Leroy.

 

La notoriété de son père, ses relations avec les grandes personnalités de la scène parisienne et son amitié avec le peintre Luc-Olivier Merson, ont certainement aidé à l’insertion de Marguerite Delorme dans le monde artistique.  En 1897, Marguerite Delorme devient Sociétaire des artistes français.

Très amie avec Madeleine Merson, fille de Luc-Olivier Merson, Marguerite Delorme passe, dès 1895, une grande partie de ses vacances d’été près de Carantec, dans la maison des Merson, À partir de 1902, la thématique bretonne imprègne son œuvre. Marguerite Delorme remporte une bourse de voyage grâce à laquelle elle va pouvoir, pendant un an environ, sillonner différentes villes et régions de l'Italie, séjournant dans les villas accueillant les artistes étrangers comme la Villa Médicis, Villa Strohl, etc. Elle en rapporte de nombreuses études et sujets, notamment L’escalier du Bosco à la Villa Médicis et le Traghetto San Gregorio de Venise, présentés au Salon en 1906.

Marguerite Delorme embarque le 4 septembre 1921, à Bordeaux, sur le Volubilis de la Compagnie générale transatlantique pour le Maroc. Elle séjourne d'abord à Fès et s’attache à représenter les populations et coutumes locales.  Elle dessine beaucoup et surtout les femmes marocaines. Certaines acceptent de poser, mais elle travaille aussi à partir de ses croquis, dessins, de photographies sa "documentation" comme elle aime à dire, ou de mémoire.

Elle utilise souvent le pastel. Le Maroc, avec ses couleurs, ses tissus, ses ambiances, va transformer sa peinture et sa manière de dessiner. Plus libre, plus vivante, colorée et parfois empâtée, la touche transpire l'émotion de l'artiste. Elle fait réaliser par un artisan (sans doute Si Slaoui) de magnifiques cadres ornés de motifs marocains colorés. En 1924 qu’elle organise sa première exposition marocaine, « Deux ans au Maroc », à La Mamounia, à Marrakech.  Elle rentre régulièrement en France et c’est à Lilles chez sa sœur qu’elle décède en 1946.

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