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Franz CHARLET

1862-1928 

Marchand de chameaux

Huile sur toile

38 x 51 cm

Signé annoté et daté en bas à gauche :

F Charlet, esquisse, 22.

Franz CHARLET

 

Né à Bruxelles le 29 janvier 1862 et décédé à Paris le 8 août 1928.

Il né dans une famille d’industriels bruxellois et révèle très tôt des dons pour la peinture.

 

Il est l’élève de J.F. Portaels à l’Académie de Bruxelles pendant deux ans, ensuite il se rend à Paris pour développer ses talents auprès de Jules Lefebvre, ensuite de Carolus Durand et enfin de Jean Léon Gérôme. Ce dernier qui s’est pris d’affection pour son élève lui transmet son amour de l’Orient et l’incite à visiter l’Afrique. Il débute à Gand en 1875, à l’âge de 13 ans et obtient la médaille d’or à Gand (21 ans) où il présente l’enterrement qui passe (coll. Levy, de New York). Ensuite il obtient la médaille d’or à Paris en 1885 avec son tableau Les Fileuses. Charlet voyage beaucoup et se rend à Saint Louis pour présenter son œuvre Le Cadran Doré qui lui vaut la médaille d’or en 1904. En 1882, il est déjà très actif dans le milieu artistique belge et avec James Ensor et Van Rysselberghe, De Regoyos, F. Khnopff et Octave Maus, il fonde « Le groupe Les XX », en 1903 devient sociétaire de la Société nationale des Beaux-Arts et en 1906, est membre fondateur, avec Gaston La Touche, de la Société internationale des peintures à l’eau. En 1883, il entreprend son premier voyage dans le sud de l’Espagne, attiré par la lumière et l’architecture locale.

 

De là il décide de poursuivre son voyage jusqu’au Maroc, où il retrouve son ami Théo Van Rysselberghe, installé non loin de Tanger à Ras el Ma, la capitale du Rif, Charlet y vit une période de huit mois, heureuse, durant laquelle il peint sans retenue, s’imprégnant de la chaleur et de la couleur des lieux. Il s’entend avec les avec les Rifains qui lui servent de modèles. Avec Théo Van Rysselberghe ils ne cessent de peindre des sujets orientalistes. Après plus de huit mois d’activité intense, ils décident de rentrer en France à Nice, ils ramènent une trentaine de tableaux. Ces œuvres semblent avoir émerveillé le marchant M. Lambert qui en acquiert une dizaine.  A la suite de ce retour sur le sol français, Charlet rentre à Bruxelles dans sa famille. Il organise une exposition au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles où il expose une dizaine de toiles qui remportent un vif succès inspirant des critiques dithyrambiques. Il expose encore au Cercle l’Essor en même temps que De Regoyos et Van Rysselberghe. Nostalgiques de la lumière du rif, Charlet et Van Rysselberghe retournent fin décembre 1883 au Maroc. C’est à cette période que viennent à leur rencontre André Hennebicq et Émile Wauters. Une petite communauté d’artistes belge s’est provisoirement implantée au Maroc pour profiter de la proximité d’un environnement et d’une population inspirants. Van Rysselberghe et Charlet achètent une maison à Ras - el - Ma, et ce dernier y restera encore deux ans. Il y produira une toile importante de grande taille « Les fileuses » directement inspirée d’un atelier de filage voisin. Cette toile sera exposée en 1885 expose à Bruxelles lors de l’exposition « Les 20 toiles apportées du Maroc ». Il profite de cette occasion pour effectuer un voyage en Hollande avec Whistler et Carriès  il y découvre une atmosphère, des paysages marins brumeux du nord de l’Europe, qui offrent un matériau important et porteur pour ses deux amis symbolistes. Ce sera pour lui l’occasion de délaisser sa passion pour l’Orient. Au premier salon en 1884, « Octave Maus le cite parmi les plus jeunes peintres soucieux de rechercher des effets lumineux et d’éclaircir la palette. Expose souvent aux XX » Mais Charlet à l’inverse d’Émile Wauters n’est pas complètement réfractaire aux rigueurs des théories et comme Van Rysselberghe est proche de l’avant-garde Signac. Il est cité par O. Maus en 1887, parmi les artistes belges qui se rapprochent le plus du néo-impressionnisme. Pour Charlet, « La grande affaire pour lui, la seule dont il se souciait, était de peindre et d’exprimer les jeux fugaces de la lumière qu’il retrouvait chaque jour avec le bonheur de vivre ». Membre de nombreuses associations, parmi lesquelles citons : la « Libre Esthétique », La Société Nationale des Beaux-Arts de Paris et la Société Royale Belge des aquarellistes de la peinture à l’eau de Paris. Il reçoit de nombreux titres honorifiques sans réellement les rechercher « Il vivait souriant et modeste et les honneurs lui arrivaient sans qu’il les cherchât ».
 

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