Agapit Stevens (1848-1924)
Agapit Stevens est né en 1848 à Bruxelles et est décédé à Watermael-Boisfort en 1924. D’abord déclaré sous le nom de Agapit Van Gotsenhoven du nom de sa mère car ses parents n’étaient pas mariés au moment de sa naissance. Ses parents se marient en 1853 et il prend alors le nom de son père Jean Stevens, lui-même artiste peintre.
Agapit se marie avec Mélanie Desmares et le couple aura 3 enfants, Julia, Marguerite et René.
On ne sait pas grand-chose de sa formation artistique, mais on sait qu’il rejoint l’association d’artistes L’Essor. Il s’agit d’une association fondée par des étudiants de l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles, ce qui permet d’imaginer qu’Agapit Stevens est peut-être passé par la dite Académie mais sans garantie.
Il est l’auteur de nombreuses œuvres orientalistes comme des odalisques, danseuses, musiciennes, fort bien réalisées au demeurant. Il faut noter cependant qu’il n’a jamais voyagé dans les pays orientaux et que son corpus d’œuvres orientalistes ne peut être qu’une émanation d’un orient fantasmé, « surfant » sur la vague très prisée de l’orientalisme à son époque.
Une anecdote amusante est qu’il signait ses œuvres A. Stevens créant une confusion avec Alfred Stevens un peintre homonyme nettement plus connu et reconnu que lui. Les deux artistes partageant un style réaliste et des sujets similaires l’attribution de certaines œuvres peuvent être problématiques (même si le travail d’Alfred est généralement reconnu plus «fin» que celui d’Agapit. Dans ce contexte, en 1884, Agapit « hérita » par erreur de la décoration de l’Ordre du Lion néerlandais à la place d’ Alfred…

